Poème de mars

Création
Des couleurs éclatantes
En symphonie tourbillonnante
Des notes hallucinantes
De fleurs aux fragrances enivrantes
Des mots doux par milliers
Des sonates et des pamphlets
Le feu de la passion dans les veines
L'élocution des verbes sans la peine
Quand le doigt de dieu le touche
L'homme simple se change en poète
Quand le créateur ouvre la bouche
L'homme à son tour s'y reflète
Créant l'harmonie de la vie
La futile disgracieuse tragédie
Chantant la partition de l'amour
L'inutile désillusion des discours
Des mots, il use un tableau
Des sons, il recouvre des cartons
De couleurs, il enivre les compositeurs
De danse, il invente des romances
L'homme devenu artiste
Passe du rire au triste
Avec la passion de la création
Avec l'envie de la folie
Avec la recherche d'harmonie
Et la justesse de la parcimonie
Les muses s'en amusent et usent
Le sensible être d'émotions
Qui ne vibre que de ses sensations
Qui ne livre que sentiments
À tous les autres pauvres gens
Mais ce trait si précieux
Si propice au gracieux
Si vital aux coléreux
Ce trait de poésie
Qu'on trouve dans tout art abouti
N’est que le doigt de Dieu
Offrant à l’homme le merveilleux
Créer devient acte humain
Accroché à ce qu’il a de divin
Les notes s’entremêlent aux fusains
Les instruments aux rires d’enfants
Les chants s’immiscent dans les plans
Les mots deviennent nobles matériaux
Qui construisent cathédrales et châteaux
Les teintures nuancent les volumes
Et les arabesques miment et parfument
En mille couleurs le ciel, la vie
De tous ceux qui écoutent, réunis.
Anne-Flore
27/02/2026
